Introduction
 Le sens de la vue
 La vie de l'oeil
 Voyage au fond de l'oeil
 Introduction
 Défauts et solutions
 Maladies et traitements
 Prévention
 Coin famille
 Introduction
 Regard sur le passé
 Lunettes et cie
 Soins des lunettes
 Verres de contact
 Lunettes de soleil
 Look sportif
 Clip-on, etc.
 Protection des yeux
 Introduction
 Le Qui fait quoi de la vision
 Associations professionnelles
 Organismes caritatifs
 Instituts médicaux et universités
 Centres de recherche
 Introduction
 Réalité virtuelle
 Effets spéciaux
 Contenu
 Glossaire
 Professionnel de la vue
 
 



 

La vie de l'oeil

La vie de l'oeil


Back to HomePage




La vie de l'oeil

La vie de l'oeil

Le feu provenant du cœur passe par les yeux en un rayon vaporeux contenant le sang de l’esprit. Lorsque ce rayon est projeté sur un objet, l’empreinte spirituelle de cet objet est retournée vers la poitrine de l’observateur, où il voit.*

Telle est la façon dont certains érudits européens auraient pu décrire les mécanismes de la vision au XVe siècle.
À cette époque, on pensait que les problèmes de la vue traduisaient des troubles de fonctionnement du cœur et la saignée faisait partie des cinq traitements les plus populaires, toutes maladies confondues!

Depuis ce temps, les scientifiques ont découvert les merveilles de l’œil dans toute sa fascinante complexité. Les experts envisagent maintenant des façons de traiter les affections oculaires, d’améliorer la vision et de prolonger la vie de nos yeux aussi loin que la limite théorique de notre vie, c’est-à-dire 120 ans. Mais combien d’entre nous connaissons la nature de l’incroyable organe qui nous permet de voir?

La cornée et son étonnante capacité de faire dévier les rayons lumineux


L'anatomie de l'oeil

La vision commence à la cornée, la porte d’entrée de la lumière dans l’œil. La cornée est une magnifique fenêtre qui représente environ 75 % du pouvoir de réfraction de l’œil. Elle ressemble sous bien des rapports à un verre de contact : tout comme lui, la cornée, convexe et arrondie, fait dévier la lumière qui la traverse en entrant dans l’œil. Cette déviation des rayons lumineux s’appelle réfraction. Lorsque les spécialistes des yeux parlent de « troubles de la réfraction », ils veulent dire que des irrégularités de la surface de la cornée doivent être corrigées pour nous permettre de bien voir.

La cornée est la partie la plus sensible de l’œil externe, ce qui explique que même d’infimes particules (des corps étrangers) qui s’y déposent soient aussi douloureuses et invalidantes. Heureusement, les fibres dont est constituée la cornée sont résistantes et se réparent en général rapidement à la suite d’une lésion, sans qu’il ne reste de cicatrice, préservant ainsi la vision.

La cornée est nourrie et protégée des chocs par un liquide qui circule sous elle et qui provient de l’iris (la partie colorée de l’œil). Ce coussin liquide se nomme l’humeur aqueuse. Si, pour une raison ou pour une autre, l’humeur aqueuse ne peut s’écouler, la pression à l’intérieur de l’œil augmente, ce qui peut entraîner un glaucome. (Voir la section « Glaucome » pour plus de renseignements sur la prévention et le traitement.)

S’il est nécessaire de remplacer la cornée, il est possible de faire une greffe ou de lui substituer un implant. (Voir les sections « Myopie » et « Astigmatisme ».)




L’iris et la pupille: lumières s’il vous plaît!

Sous la cornée et l’humeur aqueuse se trouve l’iris, la partie colorée de l’œil. Les variations dans les couleurs et les motifs de l’iris sont nombreuses et parfois spectaculaires. C’est la quantité de pigments à l’intérieur de l’iris qui donne à nos yeux leur teinte plus ou moins foncée. Les yeux bleus sont très peu pigmentés alors que les bruns contiennent beaucoup de pigments; les yeux verts, gris et noisette se situent entre ces deux extrêmes.

L’iris agit à la façon d’un diaphragme — un peu comme celui qu’on trouve sur les caméras. Cependant, contrairement à ce qui se produit dans une caméra, l’iris n’empêche jamais complètement la lumière d’entrer dans l’œil et réagit involontairement aux stimulus externes. Dans l’iris, un muscle se contracte pour laisser entrer plus de lumière au besoin. Un autre muscle se contracte pour empêcher la lumière d’entrer et ainsi éviter une surexposition de la rétine (le tissu de l’œil par lequel nous « voyons »).

Lorsque nous atteignons le milieu de la quarantaine, ces muscles commencent à réagir plus lentement. Il s’ensuit que bien des gens ont des problèmes avec les reflets et risquent de surexposer leurs yeux aux ultraviolets, ce qui peut entraîner des lésions potentiellement permanentes. À tout âge, il faut porter des lunettes offrant une protection de 100 % contre les UV pour protéger ses yeux des effets nuisibles du soleil. À partir du milieu de la quarantaine, il faut envisager une protection encore plus forte. (Voir la section « Lunettes de soleil » pour de plus amples renseignements à ce sujet.)

Le cercle noir au centre de l’iris, là où entre la lumière dans l’œil, est appelé la pupille. Lorsque celle-ci est entièrement ouverte, on dit qu’elle est dilatée. En général, les pupilles s’ouvrent, ou se dilatent, lorsque l’intensité lumineuse environnante diminue. L’excitation, un spectacle attrayant ainsi que certains médicaments et drogues peuvent également produire cet effet.




Le cristallin, responsable des derniers 25 % de la mise au point

Une fois que la lumière est passée à travers la cornée et la pupille, le cristallin est responsable des derniers 25 % de la mise au point. Le cristallin a la forme d’une lentille. Il est formé de fibres transparentes et très élastiques, et présente deux surfaces courbées, à l’avant et à l’arrière. Les deux surfaces font dévier la lumière deux fois avant qu’elle n’atteigne le fond de l’œil, comme la lentille biconvexe d’une caméra. L’épaisseur du cristallin est modifiée par un petit muscle appelé corps ciliaire auquel est suspendu le cristallin par un ligament fibreux, la zonule. Pour faire la mise au point sur un objet rapproché, le corps ciliaire resserre le cristallin ce qui l’épaissit. Pour faire la mise au point sur des objets éloignés, il amincit le cristallin.

Le cristallin tend à s’obscurcir avec le temps, ce qui peut entraîner des difficultés à distinguer les teintes plus foncées des couleurs chez certaines personnes. Lorsque cela se produit au point de bloquer la vision, il est possible de remplacer le cristallin au moyen d’une greffe.

Entre le début et le milieu de la quarantaine, le cristallin commence à montrer son âge et perd de sa souplesse de sorte que l’accommodation de près devient plus difficile, un problème de vieillissement normal de nos yeux que l’on appelle la presbytie. Les lentilles correctrices sont le seul traitement pour la presbytie. (Voir la section « Presbytie ».)




Le corps vitré, ou tout simplement le vitré, substance gélatineuse, qui remplit le globe oculaire.

Le corps vitré, ou tout simplement le vitré, est une substance transparente et gélatineuse qui remplit le globe oculaire — dont le volume atteindra la taille d’une balle de ping-pong à la fin de sa croissance — et qui exerce une pression sur la membrane externe de l’œil, la sclérotique.

La lumière traverse le corps vitré jusqu’à l’arrière de l’œil. Ce faisant, il arrive qu’elle génère des ombres qui nous apparaissent sous la forme de taches et de corps flottants, c’est-à-dire des particules de matière en suspension dans le corps vitré depuis notre naissance et qui se dissolvent progressivement pendant l’enfance et la vie adulte. Le corps vitré est maintenu en place par un réseau de fibres de collagène qui s’étend du cristallin jusqu’à la rétine. Ce réseau est plus fourni vers l’arrière de l’œil, à l’endroit où il s’attache à la rétine et au nerf optique.

En vieillissant, le corps vitré devient de plus en plus liquide. Ses fibres s’agglutinent et des corps flottants apparaissent. Tôt ou tard, le corps vitré finira par se détacher du fond de l’œil et stimulera le nerf optique en frôlant la rétine. Il est normal à cette époque de la vie de voir des corps flottants et des éclairs lumineux, mais quand il s’en produit un trop grand nombre en même temps, c’est un signal d’alarme qui pourrait nécessiter l’intervention d’un médecin. (Voir la section « Taches, corps flottants et éclairs lumineux » pour de plus amples renseignements sur les précautions à prendre.)




Réception des rayons lumineux : la rétine

La rétine est la partie de l’œil par laquelle nous « voyons », c’est-à-dire là où les rayons de lumière produisent une image. Ce mince tissu rose semblable à un treillis et de l’épaisseur d’une peau d’oignon a une surface qui ne dépasse pas celle d’un timbre-poste. Mais ses fonctions sont absolument renversantes.

Tout comme un film placé à l’arrière d’une caméra, la rétine tapisse le fond de l’œil et enregistre les motifs de lumière et de couleur qui y arrivent. Toutefois, la rétine ne ressemble en rien aux films utilisés dans les caméras. En effet, la rétine transforme la lumière en impulsions électriques par des réactions chimiques se produisant dans ses cellules ultrasensibles. Ces impulsions sont transmises au cerveau où elles sont responsables de notre sens de la vision.

La zone où la lumière est focalisée se situe juste à l’arrière de la pupille. Cette région jaunâtre, la tache jaune, s’appelle la macula et c’est à cet endroit que la perception visuelle est la plus forte. La lumière doit être focalisée précisément dans cette région et dans les deux yeux pour produire une image claire.

La rétine est à ce point sensible qu’elle ne peut être remplacée par une intervention chirurgicale. Au cours du vieillissement, elle peut se détacher de la paroi de l’œil. Lorsque cela se produit et si le problème est dépisté à temps, il est possible de ressouder la rétine à l’œil par une intervention au laser. Mais les autres types de lésions à la rétine sont en général permanentes. Il est donc important de prendre les mesures appropriées afin de l’empêcher d’être exposée à trop de rayons UV, et ce, dès aujourd’hui.




Les bâtonnets et les cônes, les deux principaux types de cellules dans la rétine.

La façon dont la lumière et la couleur sont transformées en images par la rétine est très semblable à l’exposition d’un film dans une caméra. Les particules de lumière provenant de l’objet regardé stimulent un réseau dense de cellules sensibles à la lumière (photorécepteurs) dans la rétine. Les bâtonnets et les cônes, ainsi nommés à cause de leur forme, sont les deux principaux types de cellules dans la rétine. Les bâtonnets, longs, fins et de forme cylindrique, sont responsables de la vision périphérique et de la vision en faible luminosité. Quant aux cônes, plus larges et de forme conique, ils répondent plutôt à la lumière intense et procurent une vision plus précise — et tout un spectre de couleurs.

Chaque œil contient 100 millions de bâtonnets et trois millions de cônes, mais leur distribution n’est pas uniforme. Si les cônes étaient répartis uniformément parmi les bâtonnets, notre vision centrale ne serait pas aussi précise. Les bâtonnets sont donc situés surtout sur le pourtour de la rétine alors que les cônes sont concentrés au centre; c'est pourquoi, durant le jour, notre vision centrale est absolument claire, mais nous pouvons quand même apercevoir des choses du coin de l’œil. Durant la nuit, notre vision centrale est plus faible comparativement à ce que nous pouvons voir en périphérie de notre champ de vision.




Vision nocturne

Les bâtonnets ont habituellement besoin d’au moins 30 minutes avant d’être complètement fonctionnels et de permettre à nos yeux de fournir une vision partielle dans un environnement sombre. Dans ces conditions, la quantité de rhodopsine, un pigment, augmente dans les bâtonnets, ce qui les rend plus sensibles à la lumière. Quant aux cônes, ils ne reçoivent pas suffisamment de lumière pour qu’une réaction chimique ait lieu et, par conséquent, ils ne peuvent « percevoir » ni détail ni couleur. Dans un environnement très lumineux, la quantité d’iodopsine des cônes augmente, ce qui accroît leur sensibilité à la lumière, alors que celle des bâtonnets diminue. L’adaptation des cônes à des conditions de forte luminosité ne prend que quelques minutes. Il est évident que nous sommes faits pour la vie diurne.



Les fibres nerveuses en contact avec les bâtonnets et les cônes de toutes les régions de la rétine se rassemblent dans le nerf optique qui agit à la façon d’un câble de transmission pour les amener au cerveau. Lorsque des réactions chimiques se produisent dans les bâtonnets et les cônes, des impulsions électriques sont envoyées au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique. Mais, ce ne sont pas toutes les régions de la rétine qui peuvent transmettre ces influx nerveux.

Il existe dans la rétine une petite surface circulaire dépourvue de cellules photosensibles, à l’endroit où le nerf optique entre dans le globe oculaire. Cette région est appelée disque ou papille optique ou encore tache aveugle. Si les rayons lumineux en provenance d’un objet tombent à cet endroit, l’image ne sera pas visible. On ne voit pas cette tache dans notre champ visuel parce que le cerveau remplit cet espace des couleurs et des textures environnantes. Mais ce n’est pas le seul rôle du cerveau!




Saviez-vous que les images que la rétine envoie au cerveau sont à l’envers?

Saviez-vous que les images que la rétine envoie au cerveau sont à l’envers? Le cerveau a la tâche ingrate de démêler et d’interpréter ces images retournées, de les remettre à l’endroit et de les présenter clairement. Il s’agit d’un processus complexe que certaines personnes n’arrivent pas à effectuer complètement.

En effet, il arrive que des personnes, par ailleurs dotées d’une excellent vue et dont les yeux n’ont aucun défaut, ne perçoivent qu’une version embrouillée ou partielle de ce que la plupart des gens voient. Il peut en résulter des difficultés d’apprentissage et de coordination. Il est donc important de prendre les mesures appropriées dès que le problème est décelé. Les problèmes de perception seront traités par un ophtalmologiste (médecin spécialiste des yeux) de concert avec un psychopédagogue. Mieux nous connaîtrons nos points forts et nos points faibles, plus nous serons en mesure de développer nos talents.



De la naissance jusqu’à l’âge de huit ans environ, nos globes oculaires subissent des changements remarquables. À mesure que le devant de l’œil grandit, il s’aplatit, si bien que les images se forment de plus en plus profondément dans l’œil. Si la croissance de l’œil est harmonieuse, les images continueront de se former sur la rétine. Cependant, il suffit d’un décalage infime pour que la vision soit embrouillée.

Heureusement, il semble que l’œil soit capable de percevoir où se forment les images de sorte que si la mise au point se fait en avant de la rétine, l’œil cesse de croître en longueur jusqu’à ce que l’image l’ait rattrapé! En revanche, si l’image se forme derrière la rétine, l’œil croîtra en longueur — et à une vitesse remarquable. Ainsi, la rétine s’éloignera de la source de lumière et les images seront au point.

Grâce à cette boucle de rétroaction entre la croissance de l’œil et la vision, nos yeux sont en général en mesure de conserver une vision claire pendant toute l’enfance malgré le fait que la taille de l’œil évolue continuellement. C’est surtout durant la jeunesse que la longueur de l’œil change. Toutefois, une fois que l’œil a rempli l’orbite, la croissance, qui peut se poursuivre jusque dans la vingtaine, ne peut se faire que par en avant. Et plus l’œil s’allongera, plus nous risquons de souffrir de myopie.

Certains experts prétendent que des activités telles que de longues périodes de lecture de près pourraient entraîner un allongement de nos yeux durant ces années. Il est donc recommandé de placer les documents le plus loin possible tout en étant confortable et de placer les écrans de télévision et d’ordinateur à au moins un mètre. Prendre soin de ses yeux est une bonne habitude — de 20 ans jusqu’à 120 ans! (Voir la section « Prévention ».)

*D’après Couliano, I. P. Eros and Magic in the Renaissance. Chicago : University of Chicago Press, 1984. (traduction libre)


Pour en savoir plus:

La vision chez l’enfant : http://www.cibavision.com/forsight/eyeworks/C02.02.01.html
La myopie : http://www.onhealth.com/ch1/in-depth/item/item,1997_1_1.asp
Prévention des maladies des yeux : http://www.healthatoz.com/
Vieillissement : http://www.healthscout.com

http://www.healthy.net
/hwlibrarybooks/hoffman/elders/biology.htm


Sources :

Cassel, G., M. Billig. The Eye Book: A Complete Guide to Eye Disorders and Health. Baltimore (MA) : Johns Hopkins University Press, 1998.

Collins, J. F. Your Eyes: An Owner's Guide. Englewood Cliffs (NJ) : Prentice Hall, 1995.

D’Alonzo, T. L. Your Eyes! A Comprehensive Look at the Understanding and Treatment of Vision Problems. Clifton Heights (PA) : Avanti Publishing, 1991.

Eden, J. The Physician’s Guide to Cataracts, Glaucoma, and Other Eye Problems. New York (NY) : Consumer Reports Books, 1992.

Schuman, B. N. The Human Eye. New York (NY) : Atheneum, 1986.




Donnez nous vos commentaires S.V.P.


ou évaluez cet article




 



© 2000 Vision1to1.com